Assurer votre hutte gauloise

Écrit par Datin. Publié dans Assurances habitation

 

 

hutte-gauloise-avec-cielL'assurance de votre hutte gauloise... 

 ou l'assurance des murs de votre habitation

 Qu'elle soit petite ou grande, qu'il s'agisse d'un appartement ou d'une maison individuelle, votre habitation est un bien qu'il faut veiller à garantir correctement.

En effet, elle constitue votre lieu de vie, elle abrite votre intimité, vos goûts et vos passions, bref, elle vous est chère et en cas de dommages subis par suite de sinistre, il faut que vous puissiez la

reconstituer comme elle était.

 Mais il faudrait commencer par savoir ce que vous avez à assurer et, foi d'Assurman, m'est avis que 80 % d'entre-vous ne le savent pas... !

 Dans un contrat d'assurance habitation, il y a deux grandes catégories de familles de risques  :

la garantie de l'immeuble et de son contenu (c'est la garantie "dommages" à vos biens) ;

• les responsabilités que vous encourez en tant que chef de famille (même si vous êtes tout seul, vous êtes statistiquement considéré comme une famille...)

Garantie de l'immeuble :

C'est-à-dire des murs de votre habitation (et d'un garage même s'il est situé à une autre adresse) :

En ce qui concerne l'immeuble, ce n'est pas difficile, et quelle que soit votre qualité d'occupation des locaux, (locataire, propriétaire), "Lassureur" va vous demander de lui déclarer :

  • soit le nombre de pièces principales,
  • soit la surface développée,
  • soit la valeur de reconstruction.

 Sachez qu'il n'existe pas de loi régissant les définitions des paramètres de tarification, c'est fort dommage, mais c'est ainsi.

Chaque assureur utilise des paramètres qui lui sont propres et qui sont définis dans votre contrat.

 

lire attentivement jauneDéfinition d'une pièce principale :

 Reportez-vous à celle qui est donnée par votre contrat ou demandez à "Lassureur Conseil" car il n'y a pas de définition standard et n'écoutez surtout pas votre copain qui, soit-disant connaît tout...

 Et rien de plus que vous ...!

 Par précaution, il faudra mesurer vos pièces avec un mètre (et non pas avec vos jambes car si elles sont courtes, vous allez compter 50 centimètres pour un mètre....!).

En effet, en raison de leur surface importante, certaines pièces peuvent compter pour deux pièces principales selon la définition de votre contrat à vous (et pas de celui de votre voisin, de votre belle-doche ou de

votre big - boss....!).

bombe rougeAttention, ne trichez-pas sur le nombre de pièces sinon en cas de sinistre, vous aurez une très mauvaise surprise (voir modifier votre contrat).

 Je vais peut-être encore vous surprendre mais je me dois de vous dire toute la vérité : eh bien, sur 10 sinistres affectant les habitations des assurés, dans 3 cas, le nombre de pièces principales déclarées au contrat est inférieur à celui qui est constaté par "Lassureur" au moment du sinistre.

 Mais voilà, comme 80 % des français, vous voulez faire des économies, y compris sur les cotisations d'assurance.

Et là je vous dis très fort : ATTENTION DANGER !

• dans certains contrats, une pièce principale, c'est toute pièce à vivre, c'est à dire autre chose que :

  • cuisine (sauf si elle dépasse une certaine surface),
  • salle de bains,
  • W.C.,
  • entrée, couloir, hall,

Dont la surface est supérieure par exemple à 8 m2 et n'excède pas 30 m2 (suivant ce qui est écrit dans votre contrat)

 Au delà de 30 m2, elle comptera pour deux pièces, au delà de 60 m2 pour trois pièces etc.

  

Les cuisines à l'américaine sont à comprendre dans la surface totale du séjour.

Les rnezzanines sont à comprendre ou pas, cela dépend de votre contrat.

Dans d'autres contrats, les pièces "à vivre" comptent à partir de 1 m2.

 Les paramètres de surface maximurn d'une pièce principale sont différents d'un contrat à un autre, on trouve ainsi des surfaces de 30,40, 50 voire 60 m2.

 Les vérandas sont à compter aussi...

Quant aux locaux annexes :

  • cave,
  • sous-sol,
  • grenier,
  • dépendances attenantes ou non à l'habitation,

c'est votre contrat qui définit s'ils doivent être comptés ou non selon leur nature et leur surface.

• si vous avez aménagé votre sous-sol en salle de jeux ou en dancing... il faut le compter aussi en pièce d'habitation en fonction de sa surface ;

• même chose pour la pièce que vous avez aménagée au grenier sans la déclarer pour payer moins de taxe d'habitation, que ce soit un bureau, une chambre ou autre chose ;

• les paramètres de "Lassureur" ne sont pas les mêmes que ceux utilisés par le percepteur ou par les agents immobiliers (hauteur sous plafond)

 Pour "Lassureur", c'est la surface au sol de la pièce qui compte, et rien d'autre.

 

Définition de la surface développée :

C'est la surface additionnée de tous les niveaux de la maison, murs compris, c'est à dire qu'il faut prendre les dimensions extérieures pour calculer la surface, c'est à dire murs compris.Dans certains contrats, la surface des greniers, caves ou sous-sol est à prendre pour la moitié.

Là encore, il faut bien lire votre contrat pour savoir ce que vous devez déclarer.

Exemple si votre maison comporte :

  • un rez-de-chaussée,
  • un étage,
  • un sous-sol
  • un grenier

 et que sa surface au sol soit de 80 m2, la surface développée sera la suivante : 80 rn2 x 4 niveaux = 320 m2

 (si le grenier et le sous-sol doivent compter pour moitié suivant les définitions de votre contrat, la surface développée totale sera de 240 m2).

 

Valeur de reconstruction :

Si le paramètre de tarification de votre contrat est la valeur de reconstruction, il faut donner la valeur que vous demanderait un entrepreneur pour la reconstruire à l'identique.

Si vous avez acheté votre rmaison 50.000 euros il y a 15 ans, c'est ce qu'on appelle la valeur vénale (valeur de marché) ce n'est pas cette valeur là qu'il faut déclarer mais le prix que l'on vous demanderait pour la reconstruire telle qu'elle est, en déduisant 10 % de vétusté (par exemple)

 Nature de la construction et de la couverture :

"Lassureur" garantit normalement des habitations contruites en majorité (80 à 90 %) en matériaux durs (c'est à dire des matériaux qui ne brûlent pas facilement).

• pour les murs : pierre, brique, parpaing, structure métallique, etc.

• pour la couverture : ardoises, tuiles, tôles ou bardages métalliques, dalle de ciment.

 Si votre habitation est construite en tout ou partie en matériaux légers, (c'est inflammable) pour un pourcentage supérieur à celui indiqué dans le contrat vous devez absolument le déclarer.

Exemples de matériaux légers :

• le bois sous toutes ses formes (sauf la charpente évidemment) ;

• les panneaux de particules (bois aggloméré) ;

• les toitures en bardeaux d'asphalte ;

• les toits de chaume ;

• les matières plastiques.

 

 Risques aggravants contigus ou à proximité :

Cartains assureurs vous demanderont si votre habitation est proche d'un autre risque plus facilement inflammable que votre habitation, exemples  :

  • atelier de travail mécanique du bois, 
  • établissement renfermant des matières inflammables ou explosives

"Lassureur" peut en tenir compte pour fixer la tarification de votre contrat d' habitation car si l'autre risque brûle et communique le feu à votre habitation, votre assureur ne pourra presque jamais se retourner contre

celui chez qui l'incendie a pris naissance (c'est la Loi : article 1384 alinéa 2 duCode Civil).

C'est trop long à vous expliquer, croyez-moi sur parole... O.K. ?

 Un risque contigu est un risque qui touche à votre habitation.

Un risque de proximité est un risque qui est situé à moins de 10 mètres de votre habitation 

 

 

 

Mis à jour le 29 Avril 2013